Formation à la bureautique en brousse :

Création du mini-centre de formation à la bureautique adossé au centre de formation agro-mécanique « Wend Panga » (Dieu tout-puissant) de Kokologho en 2018.
En une semaine intense, 10 jeunes apprentis de la promotion en cours, dont 2 filles, Zenabo et Zalissa, ont été formés sur place par Lucie et Jacques ainsi que 2 formateurs, Rimedo professeur de soudure et Souleymane coordonnateur production du centre. Notons que Lucie est ex-professeur de bureautique en lycée professionnel et Jacques, son frère, ancien technicien de maintenance informatique au Crédit Agricole.
Outre la prise en main de l’outil informatique, initiation au logiciel Excel et première application avec la réalisation d’un devis pour produire un outillage (libellés, formules, mise en page). Le très grand intérêt des apprenants et leur rapidité d’appropriation sont stupéfiantes.


Le petit bâtiment hébergeant la salle informatique a été construit par le Comité Baoré Solidarité. L’électricité a été amenée et il a été équipé de prises électriques et de ventilateurs. Le matériel informatique, 5 PC portables dons du rectorat d’Amiens ainsi qu’une imprimante ont été apportés et installés par Jacques et Lucie.
Ce projet a été conçu et réalisé en moins d’un an. Il a fait l’objet d’une expo-photo en gare d’Amiens en partenariat avec SNCF Gares&Connexions en mars et avril 2019.

Construction et fonctionnement d’un foyer/internat à Méguet
Œuvres du Sahel s’est investie dans ce projet en coordination avec Pierre Tapsoba dans la deuxième moitié des années 90 et le centre a vu le jour en 1998-2000. Ce projet SOMDATA (pour SOMme DAnten TApsoba ; « qui veut le bonheur » en mooré) est un projet de longue haleine qui a permis à des jeunes de la région de Méguet de suivre leurs études au collège et au lycée de Méguet, lorsque l’établissement était le seul dans un rayon de près de 30 km. Le foyer leur offrait un hébergement près du collège/lycée sans lequel leur éducation aurait été compromise.


Aux commencements, filles et garçons ayant réussi l’examen d’entrée en 6ème étaient admis au foyer pour suivre leurs études. Mais, dans leur grand dénuement, lorsque les parents doivent choisir quels enfants scolariser, les garçons étaient souvent privilégiés, d’où la priorité finalement donnée par notre association aux filles pour l’admission au foyer.
Au cours des années, le foyer a évolué afin d’offrir aux internes de meilleures conditions de travail au quotidien : l’électricité a été installée pour pouvoir faire les devoirs (la nuit tombe vite), les sanitaires ont été perfectionnés, les chambres disposent désormais d’espace de rangement et une petite bibliothèque a été créée. Le foyer a accueilli jusqu’à 27 jeunes à raison de 2 à 3 par chambre.


Historiquement, le foyer était réservé aux jeunes allant au collège et l’objectif était d’amener les jeunes au brevet. Cependant, depuis l’ouverture du lycée en 2011 et l’élévation du niveau scolaire et des prérequis pour les débouchés professionnels, le bac au moins est maintenant visé.
Par ailleurs, avec la mise en place par le gouvernement du continuum, de nombreux collèges ont vu le jour par adjonction de classes, à certaines écoles primaires : 6ème d’abord, puis 5ème l’année suivante etc. Les premières années du secondaire devenaient ainsi plus accessibles à proximité.
Progressivement les internes sont donc devenues des élèves de lycée. Le développement de la commune offre aussi désormais plus de possibilités d’hébergement aux jeunes.
Le foyer a ainsi rempli son rôle et n’a plus réellement de pertinence ; il devrait fermer en 2020-2021.

L’aide à l’école Sig Noghin B
L’école Sig Noghin B est située en périphérie de Ouagadougou, la capitale, à proximité des bidonvilles ; de ce fait, une grande partie des élèves est issue d’un milieu très défavorisé.


L’association a soutenu financièrement cette école avec un don tous les ans depuis 2007 et jusqu’en 2018. Des envois de fournitures scolaires ont également été réalisés et l’école nous adressait régulièrement des nouvelles et communiquait le détail des dépenses réalisée avec l’argent donné.
En novembre 2018, rencontre de la nouvelle directrice Félicité Tougma/Sawadogo, de toutes les institutrices, du président et du secrétaire de l’Association des Parents d’Elèves et de la présidente de l’Assoc des Mères d’Elèves qui organise la cantine.
667 élèves cette année-là, répartis sur les 6 classes avec un effectif maxi de 129 en CP1 et 80 en CM2, année de préparation du Certificat d’Etudes Primaires. C’est la seule école primaire publique du secteur avec Sig Noghin A (à l’autre extrémité de la cour), elle ne peut guère refuser les inscriptions en début d’année ; la seule limite est le nombre de places assises, quasiment atteint. En général 3 instituteurs stagiaires sont présents dans chaque classe jusqu’en février mars et apportent une aide précieuse.
A noter que cette école a souvent enregistré des taux de réussite exemplaire aux examens.
Au fil des ans, les dons ont beaucoup concerné la cantine car il est difficile d’apprendre le ventre vide et pour beaucoup d’enfants de Sig Noghin, le repas du midi est le seul de la journée.
Le gouvernement fournit normalement les vivres et les parents d’élèves payent une contribution financière qui permet d’assurer le salaire mensuel des cantinières, l’achat d’ingrédients, de l’eau et du bois de chauffe. La cuisine se fait à l’air libre dans la cour d’école.
Nos dons ont permis d’acheter des ustensiles de cuisine (7 bassines pour laver les aliments + 3 marmites pour cuire + 3 grands foyers améliorés + spatules, louches en 2011) et aussi des sacs de riz et du savon lorsque la dotation du gouvernement n’était pas arrivée ou était trop faible (2012 et 2015).
L’association a également financé l’édification d’un préau pour abriter la cantine. Il sera détruit par une tempête en 2017 mais réédifié en 2018.
Des ballons de foot, des habits pour 84 élèves orphelins de père et de mère ont aussi été achetés localement tandis que l’association envoyait par conteneur 332 livres et  4 dictionnaires pour la création d’une petite bibliothèque (2010).

La construction d’équipements scolaires
En 1984, les villageois de Mankoula, conscients que l’avenir passe par la scolarisation de leurs enfants, souhaitent une école. Un ancien du village, Mathieu Ouedraogo qui a fait ses études universitaires à Amiens, lance un appel sur FR3 Picardie : « sans école nous n’avons pas d’avenir ». Plusieurs picards se rassemblent autour du projet, créent une association qui deviendra Œuvres du Sahel – Horizon Burkina et c’est le début de 30 ans de solidarité avec les villageoises et les villageois.
Construction de la première classe de l’école de Mankoula en 1985 et creusement, près de l’école, d’un forage profond équipé d’une pompe de fabrication locale en 1995. Alimentation électrique de l’école grâce à une installation solaire (permettant notamment les devoirs le soir) en 2005.

Construction de la bibliothèque du collège-lycée de Méguet en 2004.

Apport en 2014 d’un fonds d’ouvrages (dictionnaires, livres d’anglais, allemand, math, philo, annales de 3ème et de terminale ) plus une armoire métallique pour les contenir, grâce à une dotation de 2000€ de Barbara Pompili, notre députée.

En 2015, alimentation électrique du collège-lycée de Méguet

Raccordement du lycée au réseau Sonabel depuis le poste de transformation situé à trois cents mètres et équipement de 3 bâtiments en tubes néon pour faciliter les devoirs et permettre des cours du soir. Projet de 6 500€ financé à 90% par notre association avec un nouveau soutien de notre députée Barbara Pompili.
A Nabitenga, l’un des hameaux de Mankoula, construction en 2012 d’une classe en dur, en lieu et place d’une paillote.
Construction d’une classe à l’école de Kabouda dès 1997.