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Oeuvres du Sahel – Horizon Burkina

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Agora, édition 2020 !

Version novatrice d’Agora hier à Amiens, avec parcours de déambulation à sens unique et port du masque évidemment obligatoire… et soleil de la partie.
Un bon moment de rencontre et de lien. Au passage, quelques contacts prometteurs: deux marraines potentielles et Asséta, burkinabée prof de danses africaines.
Et un peu d’artisanat vendu, que demander de plus !?
Grand merci à Céline, Maryvonne, Jean Marie, Francine, Marie Claire, Philippe pour leur présence sur le stand !

Don du CHU Amiens Picardie

Le CHU Amiens Picardie, sensible à notre initiative de prêt d’ordinateurs à des enfants d’Etouvie fait don à notre association de 5 ordinateurs de bureau.

Un grand merci! Ces machines en bon état, remises à niveau par nos soins, vont pouvoir aider ici, avant d’être expédiées là-bas, au Burkina Faso où l’appétence pour le numérique et l’accès à la connaissance est énorme.

Dons d’ordinateurs toujours bienvenus!

Coup de pouce informatique à des enfants du quartier Etouvie à Amiens

Dans le contexte de la pandémie covid-19, face aux besoins des jeunes en France pour suivre l’école à la maison, elle a décidé de prêter des ordinateurs qui seront ensuite envoyés au Burkina Faso.

Jacques avait collecté quelques ordinateurs portables pour envoi au Burkina Faso.
Avec la pandémie et l’Ecole à la maison nous avons été alertés que plusieurs enfants de l’école Georges Quarante à Etouvie ne disposaient d’aucun matériel pour pouvoir se connecter avec leur maîtresse.

Jacques, à Rouen, a donc remis à niveau quelques PC portables. Rendez-vous avec Philippe à mi-chemin entre Amiens et Rouen pour remettre le matériel, chacun faisant ainsi un bout de chemin en respectant la limite des 100km !

Préparation d’un mode d’emploi pas à pas pour utiliser l’ordinateur, le connecter, accéder à l’Espace Numérique de Travail de l’Education nationale.
Le directeur d’école s’est chargé de remettre gratuitement ordinateur et mode d’emploi aux parents contre promesse de rapporter le matériel début juillet… avant expédition au Burkina Faso !

Les dons d’ordinateurs en bon état de fonctionnement sont toujours les bienvenus !

Point sur les parrainages

Cette année a été marquée par le démarrage de notre nouveau projet de parrainage en partenariat avec les Sœurs de Temnaoré. 19 jeunes filles, orphelines ou abandonnées par leurs parents ont ainsi pu faire leur rentrée en septembre dernier grâce au soutien de leurs marraines et parrains. Le montant remis permet de couvrir les frais de scolarité, l’achat de l’uniforme et le repas du midi pour l’année scolaire complète.
Les jeunes filles sont hébergées dans des familles d’accueil à plusieurs endroits du Burkina. La correspondance avec les parrains/marraines se met doucement en place. A ce jour, les cours, suspendus depuis le 14 mars en raison de l’épidémie de COVID-19, n’ont pas encore repris. Sœur Catherine nous informe que la région de Temnaoré est pour l’instant épargnée par le virus.

Outre l’accompagnement à la scolarité, l’association est également très attachée à la formation professionnelle. C’est ainsi que 2 autres jeunes de Temnaoré sont soutenues dans leurs projets : Catherine a commencé une année de formation en agriculture et Bénédicte est entrée en 2ème année d’école de sage-femme.

Dans le cadre du partenariat avec le centre de formation de Kokologho, l’association a accompagné 2 jeunes filles en leur apportant un soutien financier pendant leur stage chez un artisan. A l’issue de sa formation, Zalissa souhaite s’installer à son compte en créant son atelier de soudure et de forge. Elle va nous soumettre une étude détaillée de son projet et nous verrons dans quelle mesure l’association pourra la soutenir. Quant à Zenabo, elle a repris le chemin de l’école et s’est inscrite en 6ème. L’association couvre ses frais de scolarité.
Deux autres jeunes, Mariétou et Antoinette, ont démarré leur formation et nous les accompagnerons de la même manière.

Au foyer de Méguet, 9 filleules sont inscrites en Première et Terminale. Yado, Nongmaam, Aminata et Némata, les 4 « Terminale », auront repris les cours le 11 mai.

Parmi les filleules ayant quitté le foyer, Zénabo est entrée en 3ème année d’école d’infirmière, Sabine en 1ère année d’école vétérinaire et Nongwendé en 1ère année d’anthropologie en attendant de pouvoir s’inscrire dans une école de santé.

Nous remercions chaleureusement les marraines et parrains pour leur investissement et leur soutien pour la scolarisation et la formation de nos 38 filleules !

Actualités du Burkina Faso (de nos correspondants sur place)

L’expansion du COVID-19 est minime, notamment car les populations sont sédentaires et les porteurs viennent exclusivement des étrangers, d’où la fermeture des frontières et la fermeture des aéroports de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Circulation (2) BD
De plus, toute la région Est est bouclée pour contrer le terrorisme ainsi aucun voyageur hormis quelques Burkinabés qui rejoignent leur habitation à leurs risques et périls.
Le couvre-feu est toujours en vigueur de 21h à 5h avec interdiction de regroupements. Cependant le principe de quarantaine est levé depuis le 5 mai 2020.
Les autorités ont de nouveau autorisé les lignes de cars à reprendre leur activité mais avec un maximum de 60 passagers au lieu de 80. Avant l’embarquement tout le monde passe au contrôle sanitaire et doit se laver les mains. Les sociétés sont mécontentes car elles perdent de l’argent… Les autres entreprises ont également repris leur activité.
Le mardi 12 mai les classes ont été réouvertes pour les niveaux BAC, BEPC, certificat d’études et BEP. Toutes les autres classes doivent ouvrir 15 jours plus tard.
Il y a peu de mentions du terrorisme bien qu’il soit toujours autant présent avec quelques exactions, règlements de compte, vols et rapines…
A ce jour, nous ne pouvons estimer à quel horizon nous retournerons en sol burkinabé.

A la mémoire de Mathieu Ouedraogo

A la mémoire de Mathieu Ouedraogo, ancien étudiant à l’Université d’Amiens devenu professeur à l’Université de Ouagadougou et Ministre de l’Education de base du Burkina Faso.

mathieu ouedraogo

Mathieu fut l’un des inspirateurs, l’un des piliers à l’origine de notre association et ces lignes veulent lui rendre hommage tout en essayant de témoigner des extraordinaires qualités humaines de l’homme.
Les souvenirs retracés ici sont issus de la transmission par les fondateurs de l’association, et aussi pour beaucoup, de savoureux échanges avec le grand conteur que fut Mathieu.

Mathieu OUEDRAOGO, l’enfant prodigue du village de Mankoula, revenu plein d’usage et de raison de ses études à Amiens dans les années 70.
Mathieu naît dans une famille de paysans modestes du village de Mankoula en 1949 (35km au nord ouest de la capitale, Ouagadougou, d’une colonie qui s’appelait encore la Haute Volta). Outre son prénom chrétien, son père lui donne également le prénom de Rakissouiligri, « celui qui est ouvert à la connaissance » en mooré (la langue des Mossi, principale ethnie du Burkina Faso)… une véritable destinée !
Il fait ainsi partie des 3 enfants que chaque village doit envoyer à l’école, et entre en 1956 au CP1 (le français n’étant pas la langue maternelle des enfants, le cursus scolaire comprend un CP1 et un CP2). Il fréquente l’école de Temnaoré, village voisin de Mankoula puisque ce dernier n’a pas encore d’école : une heure en courant tous les matins se remémore-t-il !

Brûlons les étapes, il est un élève brillant et obtient une bourse pour partir étudier en France. A cette époque, les étudiants étrangers qui poursuivent des études scientifiques vont à Montpellier ; ceux qui se tournent vers les matières littéraires sont condamnés au « grand nord » : Amiens. Notre Mathieu, étudiant en anglais, arrive ainsi en Picardie en 1972 et y restera jusqu’en 1977, enchainant brillamment, licence puis maîtrise à Paris III et doctorat. Enseignant en anglais de retour dans son pays, il est professeur à l’Université de Ouagadougou après avoir œuvré de 2002 à 2005 comme Ministre de l’éducation de base.

Quelques stupéfactions du jeune burkinabé alors qu’il prend pied sur ce sol français, si froid et si différent de sa Haute Volta natale, comme on l’appelait alors.
En descendant de l’avion sur la piste de l’aéroport du Bourget (Roissy-Charles-de-Gaulle n’existe pas encore), il aperçoit dans un bâtiment qui jouxte l’aérogare une voiture au 6ème étage ; « mais qui l’a montée là et pourquoi ? » s’interroge Mathieu ; il réalisera plus tard qu’il s’agit évidemment d’un parking silo.
De passage par la gare du nord à Paris pour rejoindre Amiens, il croise des hommes qui attendent, habillés de vestes et de pardessus, mieux vêtus que les paysans burkinabés. Ce sont des clochards. « Incroyable ! » se dit Mathieu, il existe des mendiants en France !
Troisième découverte sur un chantier proche : des ouvriers sont au travail et manient pelles et pioches… et ils sont blancs. Du jamais vu au pays!

La mascotte « british » du club du 3ème âge d’Amiens
L’adaptation sera pourtant rapide. Opportunité : la ville d’Amiens cherche un accompagnateur pour le club du 3ème âge qui part trois semaines visiter la ville jumelée de Darlington. Mathieu se présente, sa candidature est retenue. Et ce groupe de 65 – 98 ans, un peu méfiant vis-à-vis des étrangers, il faut bien le dire, va l’adopter : à peine rentré, le club insistera pour prendre des cours d’anglais et maintenir le lien avec ce conteur burkinabé si chaleureux et sympathique.

Sauvons Mankoula !
1973, grande famine au Sahel : Danielle Danten, Louisette Deberly, enseignantes au collège Sagebien d’Amiens ne peuvent rester indifférentes et y consacrent leurs cours d’histoire géographie. Mais comment mieux faire saisir aux jeunes picards toute la détresse des populations qu’en invitant un autochtone ? Mathieu et ses camarades interviennent dans les classes.
Mathieu va aussi témoigner et lancer un vibrant appel sur la chaine de télévision France 3 Picardie pour sauver son village de Mankoula.
S’en suivront une intervention alimentaire d’urgence pour le village, puis au fil des ans, en fonction des besoins exprimés, un soutien multiforme au développement du village par Œuvres du Sahel – Horizon Burkina , notamment : forage, création de l’école plus tard électrifiée en énergie solaire, construction du dispensaire de Siglé, distribution de moustiquaires anti-paludisme et aide au reboisement toujours à Siglé et aussi à Mankoula, à l’école de Pallegré ; encore à Mankoula,, agrandissement de l’école de Nabitenga, implantation d’une plate-forme multifonctionnelle avec moulin à mil et réalisation du très ambitieux projet de bouli.
Il y a encore seulement deux ans, cinq membres de l’association se retrouvaient avec Mathieu et les autorités et habitants du village sous l’arbre à palabre de Mankoula avant de faire le tour des réalisations du village et cheminer sur la digue du bouli…

Ainsi sont nés une amitié et un engagement pour le développement qui ont couvert près d’un demi-siècle. Concluons avec cette harangue, ces mots chers à Mathieu : « fighting, we shall overcome ».

Assemblée générale reportée

Compte tenu de l’actualité, nous avons été contraints d’annuler l’Assemblée générale prévue le 29 mars.
Elle sera reportée au samedi 28 novembre.
Au plaisir de vous retrouver tous et toutes à cette occasion !

Quelques mots de nos nouvelles venues

mylène

« Engagée depuis de nombreuses années dans des associations culturelles au niveau du théâtre et des arts plastiques lorsque j’étais enseignante, j’ai eu envie à la retraite de me tourner vers autre chose.

C’est en retrouvant Céline (responsable parrainage) qui m’a fait connaître Œuvres du Sahel – Horizon Burkina que j’ai eu envie de partager avec eux un projet différent.

En 3 mots cela représente pour moi « le partage, la solidarité et l’échange. »
– Mylène, responsable adjointe aux parrainages

FRANCINE

« Mon arrivée à Œuvres du Sahel est une histoire de circonstances et de coïncidences qui, à un moment donné, se sont rejointes.

Je suis très sensible au Burkina Faso, pays où je me suis rendue 2 années de suite. J’ai découvert un pays d’une grande beauté : la terre est rouge, les vêtements portés sont de couleurs très vives, et la population et l’ambiance très chaleureuse. J’ai pu simultanément voir les besoins importants de la population au niveau de l’éducation et de la santé…
Je connais le président de l’association depuis presque 20 ans par l’intermédiaire de nos fils ! Nous avions ainsi échangé à plusieurs reprises sur les actions mises en place par l’association, les projets adaptés aux besoins m’ont beaucoup intéressée.
La 3ème circonstance fut mon départ en retraite qui me permet d’avoir davantage de temps à consacrer à des actions solidaires. »
– Francine, secrétaire

OSHB vient à vous !

2020 01 prez residence seniors

Présentation de notre association et de ses activités à la résidence seniors Novage à Amiens.

Public très intéressé dont un adhérent historique (!) qui connaissait Mathieu Ouedraogo et un autre qui travaillait 2 fois par an au Burkina Faso et connaissait très bien Danielle Danten, notre fondatrice et présidente d’honneur.

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